Vous avez sans doute déjà frissonné devant une araignée, mais rien ne vous prépare vraiment à la rencontre avec la mygale goliath. Ce colosse, qui pèse aussi lourd qu’un petit smartphone, ne se contente pas d’être la plus grosse araignée du monde. Découvrez les secrets d’une prédatrice unique capable de se faire entendre lorsqu’elle marche et qui chasse bien plus que de simples mouches.
- Portrait-robot d’un géant : à quoi ressemble la mygale Goliath
- Son territoire et ses habitudes de chasse
- Des mécanismes de défense plus dissuasifs que dangereux
Portrait-robot d’un géant : à quoi ressemble la mygale Goliath
Une fiche d’identité hors normes
La mygale Goliath, scientifiquement Theraphosa blondi, est incontestablement la plus grande araignée du monde si on parle de masse. C’est un véritable poids lourd. On l’appelle aussi couramment la « mygale de Leblond ».
| Nom scientifique | Theraphosa blondi |
| Envergure maximale | Jusqu’à 30 centimètres |
| Poids maximal | Jusqu’à 170 grammes |
| Longévité (femelle) | 6 à 15 ans (record de 28 ans) |
| Longévité (mâle) | 3 à 6 ans |
Une apparence qui ne laisse pas indifférent
Sa couleur marron reste assez classique, mais regardez bien sa silhouette. Elle possède un céphalothorax parfaitement rond, un détail anatomique unique qui la distingue immédiatement des autres mygales. C’est vraiment sa signature.
Ses chélicères impressionnantes atteignent 2 cm. Le plus fou, c’est que son poids et ses pattes endurcies lui permettent de faire du bruit en marchant. C’est un fait très rare.
Ce bruit distinctif a déjà été comparé à celui d’un petit rongeur. C’est déconcertant.
Son territoire et ses habitudes de chasse
Vous avez digéré ses mensurations de titan ? Bien. Maintenant, voyons où ce monstre se cache et, surtout, comment il traque ses repas.
Au cœur des forêts tropicales d’Amérique du Sud
Oubliez les toiles suspendues. Cette espèce est purement terrestre et règne en maître sur les sols détrempés des forêts tropicales humides d’Amérique du Sud.
Elle ne grimpe pas, elle vit sous vos pieds. Elle s’installe dans des terriers profonds qu’elle creuse elle-même ou qu’elle vole sans scrupule à d’autres animaux. On retrouve ces cachettes obscures principalement ici :
- Guyana
- Suriname
- Brésil
- Venezuela
- Guyane
Une prédatrice nocturne et opportuniste
La nuit tombe, le piège se referme. C’est une chasseuse nocturne redoutable qui pratique l’embuscade. Elle ne voit pas bien, mais les poils de ses pattes captent la moindre vibration au sol.
Ne vous fiez pas à son surnom de « mangeuse d’oiseaux » ; c’est une rareté anecdotique, presque un mythe. En réalité, c’est une opportuniste vorace dont l’appétit évolue avec l’âge :
- Jeune : insectes (blattes, criquets).
- Adulte : petits mammifères, batraciens, voire de petits serpents.
Des mécanismes de défense plus dissuasifs que dangereux
Une stratégie de dissuasion bien rodée
Vous imaginez peut-être qu’elle attaque immédiatement, mais c’est faux. Cette araignée préfère largement intimider ses adversaires plutôt que de mordre.
Son objectif principal reste de faire fuir l’intrus sans combattre, car le venin est précieux. Elle utilise pour cela deux techniques particulièrement désagréables pour quiconque s’approche trop :
- La stridulation : un sifflement produit en frottant ses chélicères pour effrayer.
- La projection de poils urticants : des poils situés sur son abdomen qu’elle peut lancer et qui provoquent de fortes démangeaisons.
Et en France, on trouve quoi ?
Rassurez-vous tout de suite : non, la mygale Goliath ne vit pas en France à l’état sauvage. Son habitat se limite strictement aux forêts humides sud-américaines.
Nos espèces locales font pâle figure à côté de ce titan tropical. Prenez la mygale maçonne (Atypus affinis), souvent crainte dans nos régions. Elle n’atteint jamais les proportions démesurées de la Goliath, qui reste une anomalie biologique unique.
Au final, la mygale Goliath force le respect autant qu’elle intrigue. Si ses mensurations de géante donnent le vertige, rassurez-vous : ce colosse préfère la fuite à l’attaque. Elle reste une merveille de la nature, fascinante à observer… de loin. Une preuve de plus que le monde animal n’a pas fini de vous surprendre.
